Menu du jour : Austérité, restriction et libéralisation ...
Le mot "rigueur" est à la mode en Europe depuis quelques semaines .. En effet, profitant des dérives financières et principalement de la crise grecque, les conservateurs européens se servent de ces prétextes pour mettre à mal nos systèmes sociaux et nos services publics. En France, le premier ministre, François Fillon, sous prétexte de la crise grecque a annoncé récemment son plan de rigueur, nécessaire selon lui pour réduire les déficits ( la blague !).
La réduction des dépenses sociales, la baisse des salaires, la suppression de postes, la diminution des budgets pour la sécurité, la solidarité, l'école, la recherhe, sont donc à l'ordre du jour dans l'agenda du gouvernement. La mise en place d'une telle politique aura pourtant incontestablement des effets désastreux et catastrophiques sur la croissance, l'emploi, le chômage (qui augmentera), et sur l'activité économique du pays.
La droite conservatrice nous rabâche sans cesse qu'une telle politique est vitale pour l'avenir du pays afin de réduire la dette publique ( mensonge ! ). D'autres solutions plus justes, plus adaptées et plus efficaces sont possibles pour réduire les déficits et surtout pour protéger les plus exposés aux injustices sociales, à l'exclusion, au chômage de masse ...
A quand la suppression du bouclier fiscal qui exonère les plus riches de tout effort, la taxation des banques, la fin de la loi TEPA et la mise en place d'une véritable politique de l'emploi durable et correctement rémunéré afin de relancer la consommation.
Il faudrait notamment que le gouvernement revienne sur la suppression de la taxe professionelle qui coûtera à l'Etat 6 milliards d'euros par an, ainsi que sur la baisse de la TVA sur les restauration qui a été un énorme fiasco, car elle n'a eu aucune conséquence positive sur l'emploi et l'activité, et coûte 3 milliards d'euros par an.
Le gel des dépenses publics et la réduction systématique des impôts sont des réponses inadaptées dans un tel contexte, et contriburont inévitablement à creuser les déficits. Ce sont des mesures injustes socialement et inefficaces économiquement, qui n'auront qu'un effet : un retour au Moyen-Age !