Zoom sur le plan Obama.

Publié le par Merry-Lène LABALLE.

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Le plan proposé par l’administration Obama a deux principaux objectifs :


- limiter la taille des banques commerciales en les empêchant de réaliser des transactions pour compte propre (pour leur propre bénéfice et non celui de leurs clients),

- réduire leurs activités à risque, en leur interdisant d’investir dans les hedge funds et les fonds de capital investissements.


La principale cible de ce plan est le trading pour compte propre, qui permet aux banques d’afficher des taux de rentabilité de près de 30%. L’ensemble des activités de trading et de gestion de portefeuilles en compte propre a représenté 90% des résultats avant impôts l’an dernier. Le modèle américain est principalement un modèle de banques mixte, mêlant activités d’investissement et de dépôts.
Les principales banques visées par ce plan sont JP Morgan Chase, Citigroup, Bank of America et Wells Fargo.



Plusieurs mesures sont avancées, qui pourraient changer la nature des banques américaines :

l’instauration de nouveaux plafonds en termes d’engagements aux institutions « too big to fail » afin de limiter leur taille, en complétant les plafonds limitant la part de marchés des dépôts

l’interdiction pour les banques de dépôts de posséder des fonds d’investissement spéculatifs, ou de les financer,

l’interdiction pour les banques de dépôts qui réalisent de la spéculation pour compte propre  d’accéder au guichet d’escompte de la Fed (facilités de caisse que la Fed réserve aux banques commerciales), et les priver de la garantie fédérale sur les dépôts de leurs clients.


Un plan dans l’esprit du Glass-Steagall act :

La série de mesures annoncée ne va pas jusqu’au rétablissement du Glass-Steagall act de 1933, loi bancaire qui avait instauré une stricte séparation entre les banques de dépôts et les banques d’investissement pour réduire les risques, mais elle s’en inspire fortement.


Si elles sont appliquées, ces mesures limiteront la spéculation dans les établissements qui bénéficient de la garantie publique de l’Etat fédéral et donc les risques d’instabilité financière.


Les banques de dépôts ne pourront plus utiliser de façon trop risquée le capital dont elles disposent. Par ailleurs, ce plan réduit également les moyens des fonds spéculatifs adossés aux banques ou financés par elles. Il réduirait donc les possibilités de profits financiers à court terme et démesurés en faveur des actionnaires.


Ces mesures pourraient ainsi conduire à une plus forte distinction entre banques de dépôts et banques d’investissement. Seule une telle séparation peut permettre de réorienter les activités des banques vers le financement de l’activité économique et limiter l’impact des crises financières sur le financement de l’économie.


Avec une telle réforme, les Etats-Unis s’avancent dans la voie de la régulation financière. Loin des grands discours du Président de la République, la France et l’Europe restent pour le moment à la traîne.


On voit bien alors la différence entre un pouvoir qui démissionne face à la crise et un pouvoir qui tord et transforme les règles du jeu Il est temps maintenant de passer aux actes.



Article paru sur le blog de Benoit Hamon, porte parole du Parti Socialiste: http://benoithamon.fr/2010/01/25/zoom-sur-le-plan-obama/
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N
<br /> c'est drole ca me rappelle le plan hoover en 1932;)<br /> <br /> <br />
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