Echange avec Colette Avital.
Le jeudi 27 janvier, la délégation des Jeunes Socialistes présente durant cinq jours en Israël et dans les territoires palestiniens pour un voyage d’étude, a rencontré Colette Avital, responsable de l’internationale au Parti Travailliste, et ancienne député travailliste, à l’Institut culturel français de Tel-Aviv, pour un échange. Dans son introduction, Colette Avital nous a exposé la situation politique israélienne. Le contexte politique portait principalement sur le conflit israélo-palestinien qui absorbe majoritairement la vie politique en Israël.
Le Parti travailliste a pendant longtemps soutenu le processus de paix, puisque jugeant la situation comme étant devenue insoutenable pour les Israéliens et les Palestinien, et ce malgré une forte opposition d’une grande partie de la population israélienne, qui considère cette prise de position comme une trahison. Cela a donc fragilisé considérablement le parti travailliste ces quelques dernières années.
Colette Avital nous a par la suite fait un point plus approfondi sur la politique intérieure d’Israël. Une situation politique très complexe et s’expliquant principalement par une instabilité politique permanente. En effet, en dix ans quatre gouvernements se sont succédés, entraînant ainsi l’impossibilité de mettre en place une politique cohérente et stable à l’égard du pays.
Le poids et le rôle des petits partis politique est considérable voire décisif selon Colette Avital, notamment lors du vote du budget en décembre, qui a une influence qui ne doit en aucun cas être négligée. Bien souvent la politique d’Israël dépend ainsi de l’acception ou de refus d’une réforme de ces petits partis qui ont un fort impact sur l’orientation politique du pays.
La question sociale a également était l’objet de cet échange Colette Avital nous a dressé une situation sociale très complexe et difficile pour les Israéliens. En effet, le pays connaît un taux de chômage extrêmement élevé, notamment chez les jeunes et chez les classes de la population les plus défavorisées (les Orthodoxes et les Bédouins).
Aussi, les inégalités ne cessent de se creuser entre les riches et les pauvres, aggravant ainsi les conditions de vie, de travail et de logement d’une partie de la population. Le problème d’insécurité a également été mis en avant par l’ancienne députée travailliste et prend une place prépondérante dans les débats politiques du pays. Il est l’une des premières préoccupations des Israéliens.
En terme de perspectives, Colette Avital a insisté sur la nécessité de poursuivre et de renforcer les politiques en faveur des plus pauvres du pays, des politiques en matière d’éducation, d’emploi qui doit selon elle devenir une priorité absolue pour les travaillistes, d’accès à la santé... Elle se bat également, au travers de son association, pour que les jeunes puissent davantage s’engager dans la vie de politique de la cité et de récréer un sentiment de confiance entre le citoyen et le politique, mis a mal à cause des échecs politiques. L’échange s’est terminé par des questions dans la salle.