Mon voyage en Israël et Palestine ! (partie 2)

Publié le par Merry-Lène LABALLE.

jerusalem.jpgSamedi 29 janvier : Levé 7 heures pour une visite inouïe de la ville de Jérusalem (vieille et nouvelle ville). ! Nous avons donc pu découvrir les murailles, les portes de la ville, le mur des lamentations, le Saint Sépulcre, les quartiers juifs et musulmans, me rappelant ainsi mes cours d’Histoire de religions durant la licence … (j’ai pu relever une différence flagrante entre les deux quartiers). Après cette visite exceptionnelle de la ville, c’est avec la délégation des Jeunes Socialistes que je pris un taxi pour Hébron, en territoire palestinien. Malheureusement suite  à deux morts palestiniens tués par un colon, l’accès nous fut refusé à l’entrée d’un check point ….

 

 

 

 

Nous nous rendîmes alors à Bethléem pour une visite de l’Eglise de la Nativité (durant notre voyage, je découvris une présence militaire israélienne très forte, et notamment une Palestine très marquée par la misère des gens, des bâtiments détruits par les roquettes israéliennes, des rues détruites …). Nous terminions notre journée par une réception avec le Consul de France à Jérusalem, Frédéric Desagneaux, avec qui nous avons pu longuement échanger sur le rôle de la France en Israël, ses relations avec la Palestine, etc …

 

 

 


yasser arafatDimanche 30 janvier : C’est sous la pluie que nous nous rendions à Ramallah (Palestine) ! Nous entamions ainsi notre journée par une visite du Mouquata’a de Ramallah, musolée de Yasser Arafat, qui tient  une place omniprésente en Palestine (photos), et qui est pour le coup très utilisé par l’autorité palestinienne de Mahmoud Abbas.

 

 

 

 

 

 

Nous nous sommes donc rendus au Palestine media center, afin de rencontrer Yasser Abd Rabbo (ancien dirigeant de l’OLP et ancien ministre la communication de l’autorité palestienne). Un échange très enrichissant qui nous a donc relaté son point de vue sur la révolte en Tunisie et en Egypte (j’ai pu noter un fort rejet de ces évènements  par les Israéliens), et le rôle de la jeunesse dans ce contexte explosif.


délégation

 

 

 

Il est revenu sur l’impasse de la résolution sur le conflit entre Israël et la Palestine (les questions des frontières, de la sécurité et des colonies), les problèmes de corruption qui ronge le pouvoir politique, le chômage, il s’interroge aussi sur l’avenir de la politique palestinienne, il se dit prêt à faire des compromis avec en contrepartie la création de l’Etat Palestinien, et enfin, et cela devient une habitude, je notais également un rejet de la communauté internationale …


 

 

 

Mais ce qui fut le plus frappant, c’est la haine que porte les Palestiniens à l’égard de Nicolas Sarkozy (qui a ouvertement soutenu l’Etat d’Israël), j’ai donc pu entendre à plusieurs reprises : des «I hate Sakozy » …

 

 


 

Nous entamions ensuite une discussion fort intéressante avec des étudiants palestiniens, pour la plus part des enfants d’hommes d’affaires ou politiques palestiniens membres du échange étudianteFatah (ce qui fut dommage puisqu’ils tenaient un discours très formaté). Mais à force de persévérance nous pûmes obtenir des informations plus concrètes sur leur vision du conflit, d’Israël, des perspectives de paix … (Je fus tout de même choquée d’entendre de la part d’une étudiante, que les Israéliens faisaient subir aux Palestiniens une deuxième Shoah. Mais je vous rassure, ce discours est tenu par une minorité de la population …).

 

 


 

Après cet échange, nous nous rendîmes au centre culturel de Naplouse, puis nous avons pu visiter la ville en compagnie de jeunes palestiniens. Durant ma visite je découvre encore des bâtiments détruits par la guerre, la misère de la population, des affiches de martyrs palestiniens morts durant les combats, qui tapissent les murs de la ville (450 jeunes de martyrs-copie-1.jpgNaplouse sont décédés durant la guerre selon notre guide). Nous nous dirigions ensuite au camp de réfugiés de Batala. Ce fut  un traumatisme pour moi de voir de mes propres mes yeux tous ces gens s’entasser les uns sur les autres, et vivant dans des conditions humanitaires catastrophiques …

 

 

 

 

 

Lundi 31 janvier : Après une nuit très courte et un réveil à 6 heures du matin, nous nous dirigeâmes une dernière fois pour Jérusalem, au Knesset (l’Assemblée nationale d’Israël) pour rencontrer des députés : Shlomo Molla (député du Parti Kadima, d’origine éthiopien) , Haim Amsalem (député indépendant élu sur la liste du Shass) et une députée du Parti Indépendant d’Ehud Barak, qui a abandonné le Parti travailliste , et  qui est aujourd’hui à l’agonie (dont j’ai oublié le nom). Après cela, direction l’aéroport de Tel-Aviv, et retour brutal à la réalité en arrivant dans le froid et la grisaille en France à 18 heures !

 

 


 

Ce fut donc cinq jours très passionnants et très intenses qui resteront incontestablement marqué dans ma mémoire, avec à la clé des expériences formidables qu’on ne vit qu’une fois dans sa vie (check point, camp de réfugiés …) ! Néanmoins, malgré un fond d’optimisme de ma part, je reste très inquiète et pessimiste sur une résolution rapide du conflit israélo-palestinien, et ce par un manque croissant de volonté politique dans les deux camps, et d’une impuissance flagrante des pouvoirs politiques à résoudre militairement le conflit ... J’ai pu également constater un ral le bol  des deux populations, et une envie pressante d’en finir avec ce conflit … Mais gardons espoir !

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L
Bonjour Madame Laballe,<br /> <br /> Tout d'abord permettez moi de vous dire que votre article est vrai. Dans certaines régions les tensions se sentent réellement et effectivement les efforts ne se font pas d'un coté comme de l'autre<br /> et c'est bien dommage...<br /> Je suis de Zichron Yaakov à une petite heure au nord de Tel Aviv et ici tout se passe bien. Il n'y à pas de tensions. Les gens en ont marre de cette rivalité qui dure (trop longtemps) et qui est<br /> entretenu par une minorité. Attention de ne pas mettre tout le monde dans le même panier.<br /> Effectivement il faut garder espoir... Espoir que l'homme comprenne que c'est pas en se tapant dessus qu'on règle les problèmes.<br /> C'est un gâchis toute cette violence dans ce pays si riche d'histoire, de culture, de paysage...<br /> <br /> Bien à vous,<br /> <br /> Luc de La Belle Israel
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