G20 : les marchés se frottent les mains ...
Le discours de clôture de Nicolas Sarkozy a été, au fond, très révélateur. En effet, il est apparut comme un aveu de faiblesse, car en réalité rien n’a été réglé et les problèmes les plus importants et les plus inquiétants persistent.
Peut-on parler alors de triomphe de la France à l’issu de ce G20 ? D’une reprise en main de la crise comme le souhaitait le Président de la République ? J’en doute.
Ah oui, j’oubliais ! Des petites demies-mesures on été prises : suppression partielle des paradis fiscaux, expérimentation d’une taxe sur les transactions financières, surveillance de la dette italienne par le FMI …
En somme, aucune stratégie coordonnée de retour à la croissance (pourtant primordiale pour sortir de la crise) ou de changement des politiques structurelles n’a été proposée. La question sur le financement de la défense de la zone euro n’a pas été tranchée, l’avenir de la zone euro reste donc dans l’incertitude … Les problèmes actuels sont loin d’être résolus.
Au final, la pire des nouvelles est que les marchés sont toujours les maîtres en Europe, car malheureusement aucunes décisions courageuses n’ont été prises pour renverser cette tendance : dommage …