Grèce : la prise en otage de tout un peuple ..

Publié le par Merry-Lène LABALLE.

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Tout d'abord désolée pour mon manque de productivité de ces derniers temps, mais examen oblige ! Néanmoins comment ne pas réagir à la situation politique actuelle de l'Union Européenne, et plus particulièrement sur la situation catastrophique que traverse la Grèce en ce moment. En effet, la Grèce connaît la pire crise budgétaire de son histoire ! Cette crise résulte d'un fort endettement de cette dernière (environ 120% du PIB) et d'un énorme déficit.

 

  

 

 

Le gouvernement grec a demandé de l'aide à ses partenaires européens et du FMI. Une aide de 110 milliards d'euros sur trois ans a donc été débloquée, dont 30 milliards d'euros par le FMI, mais les dirigeants grecs sont dès lors contraints de présenter en contre partie un plan d'austérité (ce qui est complétement absurde!). Le dogme libéral imposer en grande partie par l'Allemagne d'Angela Merkel, a donc une fois de plus triomphé, et ce au détriment des inquiètudes et des revendications du peuple grec.

 

 

 

 

Au lieu de favoriser la mise en oeuvre d'une véritable politique de relance économique dans le pays, ce qui serait beaucoup plus juste et raisonnable, le gouvernement grec prendra des mesures radicales et injustes : diminution des dépenses publiques, de santé, augmentation de la TVA, gèle des salaires, blocage des recrutements, suppression de postes dans la fonction publique, mise en place de nouvelles taxes ..

 

 

 

 

Toutes ses mesures ne feront qu'enfoncer un peu plus la Grèce dans un gouffre sans fin et la mettra dans une situation délicate dans les années à venir. Nous assistons donc à un recul social sans précédent dans le pays. Alors que de nombreuses familles grecques subissent de flouet les conséquences de la crise sociale, le chômage de masse, la crise de l'emploi .. aucune réelle réforme n'est à ce jour proposer afin de répondre plus adéquatement à la situation gravissime que traverse la Grèce.

 

 

Cette crise nous aura également révélé une fois de plus l'inefficacité de la Commission européenne, l'impuissance du couple franco-allemand (qui s'essoufle peu à peu), mais aussi et surtout le manque de cohérence, de politique commune entre les Etats européens, et enfin l'absence d'une Europe politique et de véritable instruments financiers pour venir à bout de ce type de crise .. à suivre ...

 

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K
<br /> Bon, c'est bien gentil tout cela mais au-delà des concepts faut regarder les faits aussi.<br /> D'une part, un plan de relance suppose de s'endetter pour relancer l'économie et la compétitivité du pays. Or, les taux sont si élevés qu'il est actuellement impossible à la Grèce de s'endetter,<br /> tout simplement parce que personne ne veut lui prêter.<br /> Ensuite, certes ce sont les petites gens et tout ça qui vont morfler, mais c'est le propre des crises. Tu me dis une crise ou ce ne sont pas les riches qui en ont profité, je regarderai.<br /> Le souci de la Grèce est qu'elle est l'un des pays de l'UE où l'économie souterraine est la plus développée, sans parler de la corruption. Et puis l'UE savait pertinemment que la Grèce a trafiqué<br /> ses comptes pour rentrer dans les clous du Pacte de stabilité et de croissance. Là où on est d'accord, c'est sur le dogme libéral, pas tant d'Angela qui ne fait que refuser de prêter à un pays dont<br /> elle sait qu'il ne remboursera pas, mais plutôt de la Commission qui affirmait que l'euro nous protègerait... mal barré !<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Deux points sur lesquels je suis en total désaccord avec toi :<br /> <br /> - Premièrement, je trouve révoltant le fait que tu dises que le peuple grec doit inévitablement subir cette crise, alors qu'il n'en est aucunement responsable !<br /> <br /> - Et deuxièment enfin, je suis en effet consciente que la Grèce soit extrêmement endettée, en revanche, je reste convaincue que si le gouvernement grec investi l'argent provenant de l'aide<br /> européenne dans les domaines d'avenir et durable, cela ne peut être que bénéfique pour le pays et le peuple grec, au lieu de choisir des mesures d'austérité ..<br /> <br /> <br /> <br /> <br />