Guerre en Lybie : une fragile diplomatie européenne

Publié le par Merry-Lène LABALLE.

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Le 17 mars dernier, les Nations-Unies ont adopté une résolution qui autorise de recourir à la force contre le régime de Kadhafi. L'adoption (néanmoins tardive) de cette résolution est disons-le quand même, une victoire diplomatique de la France aux Nations-Unies. En effet, la France et le Royaume-Uni ont présenté conjointement une résolution, la résolution 1973, autorisant le recours à la force sous couvert du chapitre VII. Une guerre légale vient donc d'être déclarée à l'encontre de la Lybie.


 

 

 

Dans ces conditions, les Nations-Unies autorisent ainsi la destruction de l'aviation libyenne, la prise de "mesures nécessaires pour protéger les populations et les zones civiles". Cette opération comporte également un aspect naval, avec l'embargo sur les armes. 

 

 

 

La France va durant ces opérations jouer un rôle actif, et malgré ce succès diplomatique, force est de constater que le soutien diplomatique fut quant à lui peu unanime. En effet, sur les quinze membres du Conseil de Sécurité, dix ont approuvé le projet de résolution franco-britannique et cinq se sont abstenus (L'Allemagne, le Brésil, la Chine, L'inde et la Russie) en rejetant l'idée d'une action militaire. La présence de l'Allamagne parmi les abstentionistes doit néanmoins nous interpeller, car cela nous montre une fois de plus les difficultés de la construction d'une politique étrangère de sécurité commune en Europe. Dans un  contexte international aussi grave, serait-ce la fin du couple franco-allemand? En tout cas, celui-ci à bel et bien voler en éclat sur le dossier libyen. 

 

 

 

En somme, la position divergente de l'Allemagne (primauté des intérêts économiques et commerciaux? Soutien déguisé à Kadhafi?) par rapport à la France, l'absence d'unité au sein de la Communauté internationale restent cependant inquiètants pour l'avenir. Espérons en revanche, que malgré l'adoption tardive de cette résolution, la libération des Libyens de leur sanglant dictateur se fera ...

 

 

 

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S
<br /> L'abstention de l'Allemagne au vote du projet de résolution devrait inciter à beaucoup plus de questionnement. Les questions déjà posées ici méritent aussi de l'être car nous savons tous que<br /> l'Europe est embarquée depuis quelques année dans une construction de son système de défense et de sécurité qui lui garantirait une autonomie totale. Ce que je relève dans ce dossier libyen est<br /> l'empressement avec lequel la France et la Grande Bretagne recourent à l'agression contre la Libye alors que la situation aurait pu être négocier autrement. De plus, la situation en Libye<br /> menaçait-elle directement l'Europe, étant donné qu'il est question dans cet article d'"Europe de la défense"? Cette question mérite à mon sens d'être posé quand on connait le potentiel énergétique<br /> de la Libye et les besoins des pays occidentaux membre de la coalition. Il y a peut être lieu de jeter un regard sur ce qui est de la reconstruction de la Libye pour se rendre compte des principaux<br /> bénéficiaires des marchés. Il y a certainement une question d'intérêts ici. Quel intérêt l'Allemagne, qui supporte déjà le poids que constituent les membres faméliques de l'Union, avait à<br /> s'embarquer dans cette guerre? L'empressement de la France sur le cas libyen contraste avec les hésitations qui furent les siennes au tout début du soulèvement populaire tunisien, ce qui à le<br /> mérite de davantage rendre curieux. Sur un plan strictement sécuritaire, l'attitude de la France en Libye inquiète à plus d'un titre: elle légitime une coalition d'hommes aux ambitions obscures;<br /> elle déverse une quantité d'armes automatiques dans une région censée abriter une branche du mouvement terroriste al Qaïda; elle déstabilise de ce fait un pays en causant la mort de milliers de<br /> civils<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Bien analysée..l'inssufisance de la diplomatie éuropéenne voire qasi-inexistantes..<br /> <br /> <br />
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