La politique de l'UE dans les Balkans.

La notion de "Balkans occidentaux" comprend ici (l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, le Kosovo, la Macédoine, et la Serbie-Monténégro). La politique européenne pour les Balkans a été marquée avant tout par l'incapacité initiale de l'UE à donner une réponse aux crises issues de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie dans les années 1990, et donc d'assurer la stabilisation de la région.
Mais l'UE a su peu à peu définir une politique globale pour les Balkans, en mettant principalement l'accent sur un partenariat économique. La politique de l'UE dans les Balkans semble ainsi renforcée, mais la stabilisation des "Balkans occidentaux" est à ce jour inachevée freinant leurs perspectives d'intégration au sein de l'Union.
Le 5 mars 2008, la Commission européenne a adopté de nouvelles initiatives afin d'accélérer le processus d'adhésion des Balkans dans l'Union Européenne. Les propositions de la Commission sont axées principalement sur le soutient au développement politique et économique dans la région, et sur la familiarisation de populations locales avec l'Union.
Les perspectives d'adhésion à l'UE est aujourd'hui un moteur essentiel de réforme dans les Balkans occidentaux. Notons également que l'élargissement est considéré comme l'instrument politique le plus efficace de l'UE. En revanche, l'article 49 du Traité sur l'UE insiste sur le respect du principe démocratique pour aspirer à rejoindre l'Union. L'élargissement est donc bien un défi majeur à relever pour l'UE.
Les pays des Balkans ont aujourd'hui clairement pour objectif d'intégrer l'UE, mais cela imposent inévitablement des réformes profondes contenu de leur passé. Des mesures ont donc été prises dans ce sens. En effet, les sommets de Zagrehb (2000), de Nice (2000) et de Théssalonique (2003) précisent que " L'UE réaffirme son soutient sans équivoque à la perpective européenne qui s'offre aux pays des Balkans occidentaux. L'avenir des Balkans est dans l'UE..." (Sommet de Théssalonique le 21 jun 2003). Nous comprenons ici que l'UE se pose comme la seule alternative crédible de stabilisation vis-à-vis de l'avenir de la région.
Pour l'instant, le Processus de Stabilisation et d'Association (PSA) n'a permis la signature d'Accords de Stabilisation et d'Association (ASA) qu'avec la Macédoine (9 avril 2001) et la Croatie (29 octobre 2001). Ces deux mesures renforcent cette aspiration à intégrer l'Union et permettent également à cette région de lutter efficacement contre la corruption, ou encore le crime organisé.
Le programme CARDS lancé en faveur des Balkans pour financer des mesures dans le domaine économique, développement économique et social, stabilisation de la démocratie, s'inscrit également dans cette logique. 5,4 milliards ont ainsi été débloqués en direction des Balkans occidentaux.
Néanmoins, ces différends Etats doivent encore faire face à de nombreuses difficultés de stabilisation freinant ainsi leur adhésion au sein de l'Union (corruption, immigrations clandestines..) comme c'est le cas en Macédoine par exemple.
C'est la raison pour laquelle l'Union Européenne devra continuer a apporté des aides à cette région afin d'améliorer et structurer d'avantage les systèmes politiques et économiques de ces pays en vue leur intégration dans l'Union. La Croatie est dors et déjà sur la bonne voie ! http://merrylaballe.over-blog.fr/article-croatie-en-marche-vers-l-ue--42773284.html