Le terrorisme: un sujet complexe.
Le terrorisme est en effet une question complexe et à manier avec beaucoup de précaution. Le mot "terrorisme" est attesté pour la première fois en 1794, et désigne alors la "doctrine des partisants de la terreur". Il fut également employé en 1866 pour stigmatiser les violences nationalistes en Irlande. Son usage va alors peu à peu se répandre dans le monde. Aussi, le terrorisme est une guerre asymétrique, opposant la force armée d'un Etat à des combattants matériellement insignifiant. Le mot va au cours du XXe siècle prendre une autre signification pour désigner non plus une action de l'Etat, mais une action contre lui.
De même qu'aujourd'hui, il a une connotation plus péjorative et désigne des actions violentes destinée à répandre la terreur et étant considéré comme un moyen de pression sur l'Etat, même s'il nous est encore difficile de le définir ave une précision satisfaisante. Notons également que ces attaques ont en général pour but de promouvoir des messages à caractères idéologiques, politiques ou religieux (Le Hezbollah par exemple poursuit des but concrets: la création de l'Etat palestinien au nom de sa foi).
Il existe quatre types de terrorisme:
- Le terrorisme individuelle provoqué par des rebelles, des anarchistes.
- Le terrorisme organisé et prôné par des groupes défendant des idéologies.
- Le terrorisme d'Etat
- Le cyberterrorisme (diffusion de virus informatique prenant une ampleur assez inquiètante dans les sociétés).
Le terrorisme trouve également sa source dans la misère ou dans les croyances religieuses (Ben Laden frappe tous les ennemis de Dieu). Aussi, depuis les années 1920, une nouvelle forme de terrorisme va émerger: le terrorisme islamiste. Cette forme de terrorisme est généralement considérée comme une instrumentalisation de l'Islam à des fins politiques. En Irak par exemple, certains groupscules armées recourent à des violences contre les civils irakiens ou étrangers, ceci en résistantce à l'occupation des Etats Unis. Les auteurs des ces actes prétendent trouver dans ce statut la justification de leurs actions.
Aujourd'hui la "guerre contre le terrorisme" est nécessaire, mais elle prend parfois des aspects dangereux en stigmatisant par exemple toute une population, ce qui peut alimenter la haine contre les puissances étrangères. C'est la raison pour laquelle nous devons rester prudent. A la base, la "guerre contre le terrorisme" est un concept géopolitique développé par l'administration américaine de George Bush après les attentats du 11 septembre 2001. Cette guerre va alors déboucher sur des "guerres préventives" contre les Etats suspectés d'abriter des groupes terroristes et susceptibles de fournir des armes de destruction massives. Le problème est qu'au nom de la guerre contre le terrorisme", tout devient possible:
- détention sans limite
- conditions jugés dégradantes
- actes de tortures sur des prisonniers
Aussi, les actions de l'administration Bush ont abouti à une certaine délégitimation d'une lutte nécessaire contre le terrorisme. Nous savons qu'à l'époque l'objectif premier de l'ex président américain était de cherher d'autres sources d'approvisionnement en pétrole, afin de mettre un terme à sa dépendance du pétrole saoudien. Pour cela, Bush va soit disant prétexter un lien possible entre Al Quaïda et l'Irak et la présence d'armes de destruction massives pour justifier les opérations militaires préventives contre les Etats qui tenteraient à leur tour de se doter de telles armes.
En réalité, nous le savons il n'existait aucun lien entre Al Quaïda et l'Irak, puisque ce dernier va en 2004 contredire ses affirmations de 2003. Les conséquences de cette politique confuse vont être dramatique notamment pour les populations locales, car malgré la chute du dictateur irakien la situation n'est pas stable et les attaques terroristes sont toujours aussi fréquentes. De même qu'il est important de comprendre que la démocratie ne peut être exporté par les armes, d'où la nécessité d'entamer un dialogue plus régulier avec la population pour comprendre d'avantage sa culture, afin d'assurer la stabilité du régime. L'erreur commise par les Etats Unis c'est de l'avoir imposer et cela sans réellement prendre en compte les aspirations et revendications de la population irakienne.
En France nous avons également connu plusieurs vagues d'attentats. Rappelez vous: attentat rue de Renne en 1986, bombe du métro Saint Michel en 1995. Ces attaques étaient liées aux affaires libanaises et algérienne. La France demeure toujours une cible potentielle, c'est la raison pour laquelle nous devons rester prudent. La mise en place du parquet anti terroriste (loi de 1986 et 1995) par les socialistes fut une démarche adaptée, à la différence de traitement américain du terrorisme (recours à l'armée en Irak, prisons illégales à Guantanamo).
La lutte contre le terrorisme impose de prendre des mesures exceptionnelles, mais cela ne doit pas légitimer pour autant certaines mesures allant à l'encontre du respect des droits et des libertés individuelles et collectives. Le problème est que nous assistons aujourd'hui dans nos sociétés à une forme d'instrumentalisation du traumatisme que peut causer un attentat sur les polpulations. 70% des gens se disent favorable à l'augmentation et au renforcement des moyens de sécurité et cela détriment de leurs propres libertés! En sont ils réellement conscient..? Cependant, l'amélioration du dispositif de prévention et de répression du terrorisme est primordial, afin de déceler et neutraliser assez tôt ces futures attaques. Il existe déjà des moyens classiques:
- le renseignement
- la police
- la gendarmerie
- l'armée.
Il nous faut notamment réfléchir sur de nouveaux outils qui nous permettrons demain d'améliorer le renseignement, il nous faut décourager les Etats qui soutiennent le terrorisme, par la voie diplomatique, et si nécessaire par une intervention militaire. Nous devons enfin encourager les Etats islamistes à avoir une interprétation plus positive du Coran, et promovoir de nouvelles institutions éducatives par exemple. Prenons donc nos responsabilités et surtout ne répétons pas les erreurs du passé!