Non au Livre Blanc de Sarkozy!
La rédaction d'un Livre Blanc (document officiel publié par le gouvernement afin de rendre officiel un rapport) sur la Défense est aujourd'hui nécessaire. Le dernier datait de 1994 (pouf!) et n'est donc pas adapté aux enjeux de demain. Mais le Livre Blanc façon Sorkozy, non merci! Ce dernier n'a pas été malheureusement réalisé dans un cadre européen. De même que beaucoup de critiques peuvent être émises sur les méthodes anti démocratiques du Président de la République.
En effet, tout d'abord Nicolas Sarkozy n'a pas attendu les travaux de la Comission et la rédaction du Livre Blanc, qui doit étudier les menaces, la stratégie militaire et le budget de la Défense nationale pour annoncer le 3 avril 2008, le retour de la France au sein de l'OTAN, marquant ici une dérive démocratique grave et remettant incontestablement en cause le rôle de la représentation nationale dans notre pays. Le Parlement n'a pas eu son mot à dire, et comme d'habitude le débat, et le réequilibrage des pouvoirs n'ont pas eu lieu!
Aussi, le retour de la France dans l'OTAN est une grave erreur puisque remettant en cause l'indépendance nationale prônée par le Général de Gaulle en 1966. L'alignement de la France sur l'administration américaine néo conservatrice est inconevable, et cela porte un coup sans précédent à la construction d'une Europe de la Défense pourtant nécessaire pour servir de bras de levier afin de conduire les Etats Unis à changer ses rapports avec nos alliés européens. Ceci est également néfaste pour les intérêts propre de la France.
L'analyse des menaces faites dans ce Livre Blanc sont complètement erronées puisqu'elles apportent trop de réponses militaires et sécuritaires (situation en Afganistan par exemple) et peu de réponses politiques et diplomatiques pour résorber l'origine des menaces (pauvreté, instabilité politique..). La France et le monde ont besoin d'une diplomatie active pour assurer dans de bonnes conditions la stabilité du monde.
En somme, ce Livre Blanc manque cruellement de transparence et de cohérence. C'est pourquoi la Gauche doit absolument se réapproprier ce terrain et être en capacité demain de proposer de véritables alternatives à la situation que nous connaissons, en mettant en place des concertations nationales avec l'opinion et le Parlement.